Les volcans emblématiques de l’île de Pâques

À plus de 3500 kilomètres des côtes chiliennes, la formation de l’île de Pâques est d’origine volcanique. De nos jours, tous les volcans formant l’île sont éteints et certains d’entre eux contiennent une lagune à l’intérieur de leur cratère. Les roches volcaniques ont servi de matière première dans la fabrication de ces géants de pierres connus mondialement, les moaïs.

 

Volcan Rano Kau, 410 m

Volcan Ranu Kao

Agé d’environ 2,5 millions d’années, le Rano Kau est l’un des trois principaux volcans à l’origine de l’île de Pâques. Situé à l’extrémité sud-ouest de l’île, ses éruptions volcaniques ont non seulement formé l’actuelle île de Pâques sinon plusieurs petits volcans secondaires tout autour de celle-ci. En langue Rapa Nui, tous les volcans dont les cratères sont remplis d’eau sont nommés « Rano » et « Kau » se traduisant par une abondance en eau. En effet, le cratère du volcan Rano Kau se compose d’une grande et profonde lagune, couverte sur presque toute sa totalité par la flore endémique de l’île. Au cœur du cratère ont été découverts des pétroglyphes, des fondations de maisons et autres trésors culturels et architecturaux. Presque parfaitement circulaire, son diamètre dépasse le kilomètre et sa profondeur atteint près de 10 mètres. Au sommet de ses parois abruptes d’environ 300 mètres, se trouvent les vestiges du village Orongo, lieu de cérémonie et d’initiations liées au culte de l’Homme Oiseau. Une compétition était organisée au départ de la pointe du volcan, s’élevant à 410 mètres de hauteur. Le premier à aller chercher l’œuf d’un oiseau de mer situé sur une petite île au large, recevait comme prix une statuette d’ « homme oiseau ». Rano Kau occupe une place essentielle dans la culture des pascuans. Ses roches volcaniques furent transformées en armes et outils utilisés pour la chasse ou encore dans la construction des moaïs. De nos jours, son ascension à pieds, à vélo ou à cheval est possible et de niveau facile. Plusieurs options sont offertes : du sentier sur la paroi nord du volcan au sentier « Vai Atare » d’environ 3 kilomètres, le cratère peut être observé sous plusieurs angles. Il s’agit du plus grand volcan de l’île de Pâques.

 

Volcan Rano Raraku, 160 m

Volcan Ranu Raracu

Situé à une vingtaine de kilomètres au nord-est de la ville d’Hanga Roa, le volcan Rano Raraku s’est formé il y a plus de 300 000 ans. Essentiel dans le développement de la culture Rapa Nui, il s’agit d’un des sites archéologiques les plus extraordinaires au monde. En langue Rapanui, « Raraku » se traduit par « rayé » ou « rainuré », ce nom illustrant parfaitement la composition de la face sud du volcan. Comme son nom l’indique « Rano », le volcan se compose d’un cratère occupé par une lagune homonyme formée par les pluies fréquentes qui s’abattent sur l’île de Pâques. Son cratère mesure près de 700 mètres de diamètre et le lac d’eau douce qui y loge est de seulement 4 mètres de profondeur. Similaire au volcan Rano Kau, on dit du Rano Raraku qu’il est son petit frère. Mais Rano Raraku est surtout célèbre dans l’histoire de la construction des moaïs. Au cœur de son cratère et sur ses flancs verdoyants résident en effet les anciennes carrières de ces géants de pierre. La roche dans laquelle furent taillés les moaïs est appelée « Toba Lapilli ». Cette matière première unique s’est formée ici, par l’accumulation de cendres volcaniques. Il s’agit du site où l’on peut observer le plus grand nombre de moaïs sur l’île. C’est ici également que l’on aperçoit entre autres le premier de tous les moaïs, appelé Tai Hare Atua, mais aussi le plus grand des moaïs de l’île atteignant plus de 20 mètres.

 

Volcan Poike, 370 m

Volcan Poike

Situé à l’extrémité est de l’île de Pâques à environ 20 kilomètres de Hango Roa, le Poike est le premier et le plus vieux volcan de l’île aux côtés des volcans Rano Kau et Ma’unga Terevaka. À l’origine de la formation de l’île, il fut le premier morceau de terre à sortir de la mer il y a environ 3 millions d’années. Poike était originellement sur sa propre péninsule et fût relié à l’île principale suite aux coulées de lave issue d’une éruption volcanique voisine. Aujourd’hui éteint, la dernière activité de Poike daterait d’il y a 300 000 ans. Son nom provient du Rapanui « Po », la nuit et « Ike », pause ; Poike se traduirait alors par « l’endroit où la nuit se couche ». Au lever du soleil, c’est le premier endroit de l’île à recevoir les rayons du soleil. Appelé « Puakatike », son cratère est de forme circulaire et mesure 150 mètres de diamètre pour 10 mètres de profondeur. Contrairement aux autres volcans de l’île, à l’intérieur de son cratère se trouve une petite forêt d’eucalyptus et non une lagune. Selon les scientifiques, le paysage d’origine de Poike et de l’île avant une intense déforestation était composé de denses forêts de palmiers. Peu visité, isolé et bien que difficile d’accès, le volcan Poike regorge de plusieurs lieux d’intérêts dont par exemples « le fossé de la Poike », connu sous le nom de la bataille de Poike et « le cimier de Poike », trois dômes formés par des coulées de lave croisées. La Péninsule de Poike offre de nombreux vestiges archéologiques avec parmi eux « la carte des étoiles », outil astronomique ancestral servant à prévoir le changement des saisons ou encore « les grottes des vierges ». Poike se visite de préférence la matinée, selon les envies et le parcours peut s’effectuer à cheval comme à pied.

 

Volcan Ma’unga Terevaka, 507 m

Volcan Terevaka

Le volcan Ma’unga Terevaka, appelé plus communément et simplement le Terevaka, fait partie des trois principaux volcans à l’origine de la formation de l’île de Pâques, avec le Rano Kau et le Poike. Situé à l’extrémité nord de ce triangle insulaire, le Terevaka est un volcan éteint. Ses précédentes éruptions sont en partie à l’origine de l’un des plus importants systèmes de grottes volcaniques de la planète. En effet, ses coulées de lave auraient provoqué de nombreux tunnels de laves dont l’intérêt spéléologique est considérable. Important site dans la vie quotidienne et dans la culture des Pascuans, de remarquables vestiges archéologiques et centres cérémoniels y ont également été découverts. Le nom du volcan serait intimement lié aux activités qui y étaient pratiquées. “Terevaka” se traduirait par “extraire ou lancer des canoës”, faisant référence à l’époque où le volcan était couvert d’arbres dont le bois était extrait et utilisé dans la construction de bateaux. De nos jours, les flancs du volcan sont toujours bien verts, mais parsemés de petits arbustes isolés et couverts d’herbe. Le Terevaka est également le point culminant le plus haut de l’île, dépassant les 500 mètres d’altitude. Son ascension offre des vues panoramiques sur l’ensemble de l’île. Il faut compter un total d’environ 4 heures durant lesquelles se parcourent 4,5 km. En chemin, on rencontre l’unique et rare rivière de l’île : le río Ava Ranga Uka. Les roches volcaniques présentes sur l’ensemble de l’île absorbent généralement toute l’eau de pluie ne laissant pas le temps aux rivières de se former. À Terevaka, on retrouve également l’Ahu del Arco Iris. Les “Ahu” sont ces plateformes de roches volcaniques sur lesquelles reposent les moaïs. Sur celle nommée Arco Iris, il s’agit de l’unique moaï qui n’est pas debout et dont les yeux ne sont pas taillés.

 

Volcan Puna Pau, 324 m

Volcan Puna Pau

Situé à environ 7 km au nord-est de Hanga Roa, le volcan Puna Pau est connu pour être la carrière du Pukao, les fameuses coiffes rouges couronnant la tête des moaïs. Éteint, le cratère fait partie d’un ensemble de cônes parasites émergeant d’une éruption du volcan Ma’unga Terevaka. Son cratère se compose d’une matière première unique sur l’île et importante pour les Pascuans qui est appelée communément le “hani hani”. Il s’agit d’une cendre volcanique dure et poreuse de couleur rougeâtre. Sur l’île, la couleur rouge est symbolique car elle est associée au “mana”, une force spirituelle. Souple, ce matériau ne pouvait être utilisé dans les constructions principales sinon transformé à des fins ornementales. Très certainement considéré comme un lieu sacré et secret, l’emplacement de ce petit volcan est comme caché au centre de l’île. De nos jours, les flancs du Puna Pau sont entièrement recouverts d’herbe et de végétation basse contrastant avec les scories rouges issues de l’intérieur de son cratère et que l’on aperçoit essentiellement sur la partie sud du volcan. Une promenade d’environ 400 mètres permet d’apprécier ce paysage verdoyant et mène jusqu’à la carrière. Tout au long de ce petit sentier s’observent de nombreux Pukao abandonnés sur place. On se laisse rapidement surprendre par l’impressionnante taille de ces derniers.

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