Les principaux volcans du Nord chilien

Au nord du Chili, on retrouve essentiellement des volcans d’altitude dont les sommets et/ou cratères culminent parfois jusqu’à plus de 6000 mètres d’altitude. À l’apogée de la civilisation Inca, les volcans situés au Nord du pays étaient considérés comme sacrés. Leurs flancs étaient habités lors de cérémonies à des fins religieuses.

 

À proximité des frontières bolivienne et argentine, on rencontre les volcans les plus élevés du Chili. Certains d’entre eux culminent jusqu’à plus de 6000 mètres d’altitude. La difficulté lors de l’ascension d’un de ces volcans, lorsque celle-ci est possible, est alors fortement liée à l’importance de leur altitude. Chaque personne réagit différemment face au mal des montagnes, et il est important de noter que le manque d’oxygène due à l’altitude peut provoquer de fortes nausées, maux de tête, mais aussi d’importants vertiges ou encore insomnies chez certaines personnes. Avant de commencer une telle ascension, il est donc essentiel de prendre le temps de l’acclimatation.

Selon des légendes atacamènes, au cours de la civilisation Inca, des cérémonies religieuses étaient organisées à la cime des volcans. Ces rites étaient adressés à Inti, le dieu soleil. Les célébrations y réunissaient des milliers d’Incas au moment du solstice d’hiver, soit entre les 21 et 24 juin de chaque année, afin de fêter le nouvel an Inca, la fête de l’Inti Raymi.

 

LA RÉGION D’ARICA ET PARINACOTA

Nevados de Payachatas, volcans Parinacota et Pomerape

Volcan Payachatas (Pomerape & Parinacota)

Situé à la frontière entre le Chili et la Bolivie, les Nevados de Payachatas se trouvent entre le parc national Sajama en Bolivie et le parc national Lauca au Chili, à proximité de la ville de Putre. En langue Aymara, « payachata » se traduit par « les jumeaux » ou bien « les siamois ». En effet, cette chaîne volcanique se compose de deux volcans : le volcan Pomerape et le volcan Parinacota. Tous deux élevés à plus de 6000 mètres d’altitude, l’ascension du Pomerape est connue par les alpinistes pour être plutôt difficile. Aux sommets de ces deux volcans seraient cachés des trésors issus de la civilisation inca. Conique, le stratovolcan Parinacota a un cratère de 500 mètres de diamètre pour 100 mètres de profondeur. Actif, sa dernière éruption date des années 1800. Contrairement à son frère, le volcan Pomerape est considéré comme éteint.

 

LA RÉGION D’ANTOFAGASTA

Volcan Licancabur, 5920 m

Volcan Licancabur

Le Licancabur est le volcan emblématique de San Pedro de Atacama, « la montagne du peuple » des atacamènes. Principal protecteur de la ville, il ne s’agit pas d’un volcan comme les autres et son lien spirituel avec les Incas était très fort. Aujourd’hui, il est d’ailleurs encore possible de visiter les ruines d’un village inca situé au creux des gorges qui séparent les volcans Licancabur et Juriques. Frontière naturelle entre le Chili et la Bolivie, le Licancabur est un volcan actif dont la dernière éruption remonte à l’Holocène, soit au cours des 10 000 dernières années. Ses éruptions sont caractérisées explosives. Imposant, ce stratovolcan de type conique est par définition le résultat de plusieurs couches de lave durcie. Son cratère abrite le plus haut lac de la planète, ainsi que la présence de micro-organisme la plus en altitude au monde. En 1982, cinq plongeurs y établissent le record mondial de plongée en altitude. Connu pour son flanc abrupt, l’ascension du Licancabur bien que possible reste réservée aux alpinistes confirmés et son départ se trouve à proximité de la laguna verde.

 

Volcan Llullaillaco, 6739 m

Volcan Llullaillaco, vu d'Argentine

Situé à la frontière entre le Chili et l’Argentine, son nom vient du quechua « Yuya yaku » qui se traduit par « l’eau trompeuse », nom d’une lagune marécageuse située aux pieds du volcan du côté argentin. Actuellement exposées au musée de Salta en Argentine, « les momies de Llullaillaco », trois enfants Quechuas sacrifiés ont été découverts au mois de mars 1999 au sommet du volcan. Célèbre pour être le site archéologique le plus haut de monde, il est aussi, après le volcan Ojos del Salado, le 2e plus haut volcan actif de la planète. Sa dernière éruption enregistrée date du mois de mai 1877. Du sommet à ses flancs, le volcan est couvert de neige, de cendre et de roches volcaniques. Son ascension est possible et accessible depuis Tolar Grande en Argentine ou bien depuis le parc national Llullaillaco du côté chilien. Le campement de base se situe à environ 4600 mètres d’altitude.

 

Volcan Láscar, 5592 m

Volcan Lascar

Situé à 70 kilomètres au sud-est de San Pedro de Atacama, le volcan Láscar semble s’être comme posé sur l’Altiplano. Considéré comme l’un des volcans les plus actifs du Chili, 28 éruptions lui sont comptées entre les années 1848 et 2013. Sa dernière activité a été notée en avril 2016. L’origine de son nom est encore aujourd’hui incertaine, mais il semblerait qu’elle vienne soit du kunza, langue ancestrale des atacamènes, selon laquelle Láscar se traduit par « langue » et Lackar par « la tête » ou alors de la langue Aymara où Lascari signifie « celui qui suit ». De son cratère d’environ 300 mètres de profondeur s’échappent une forte odeur de soufre et d’impressionnantes fumerolles. L’ascension du Lascar dure environ 3-4 heures où se parcourt près de 4,5 kilomètres. Le départ se fait après la laguna Leija, à une trentaine de kilomètres du village de Talabre.

 

Volcan Sairecabur, 5971 m

Volcan Sairecabur

Le Sairecabur est un volcan éteint situé au sud du volcan Putana, à la frontière de la Bolivie et du Chili. En langue Kunza, « Saire » se traduit par pluies et « Cabur » signifie montagne, soit le volcan Sairecabur se traduirait par « la montagne pluvieuse ». Le Sairecabur est le plus haut sommet de l’ensemble montagneux auquel il appartient. Ce dernier est composé d’environ 10 sommets dont parmi eux l’on rencontre les Cerros Saciel et Ojos del Toro au nord du Sairecabur où se trouvent aujourd’hui des mines de soufre abandonnées, mais également le stratovolcan Curiquinca (5772 m), le volcan Apagado (5819 m), et aussi le Cerro Colorado (5728 m). L’ascension du Sairecabur se fait par son flanc sud-ouest, d’une durée d’environ deux-trois heures. Il s’agit d’un grand classique du monde de l’alpinisme et bien que le sentier ne soit pas des plus difficiles, la difficulté se ressent à travers l’altitude. L’accès se situe sur une route secondaire à la route menant aux geysers del Tatio. Du haut de son sommet, la vue spectaculaire donne sur la Laguna Blanca et Laguna Verde de Bolivie ainsi que sur son voisin, le volcan Licancabur.

 

Volcan Toco, 5604 m

Volcan Toco, le sommet

Généralement connu sous le nom de Cerro Toco, il s’agit d’un stratovolcan situé au sud des volcans Licancabur et Juriques. On le rencontre sur le chemin de la route internationale entre le Paso de Jama et à environ 60 km au sud-est de San Pedro de Atacama. Éteint, le Toco est connu comme étant l’un des volcans les plus accessibles et le moins difficile à monter dans la zone. L’ascension du Toco se fait non loin du Hito Cajon, et le sentier pédestre commence à 5300 m d’altitude. Chacun à son rythme, c’est au-delà d’une heure que l’on peut rejoindre son sommet. Depuis ce dernier sont visibles les installations du projet de radioastronomie ALMA, Atacama Large Millineter Array situées sur le plateau de Chajnantor. Fermés depuis une vingtaine d’année, les vestiges d’une ancienne mine de soufre sont de nos jours aussi observables à la base du volcan Toco.

 

Volcan Acamarachi ou Cerro Pili, 6046 m

Volcan Acamarachi ou Pili

Plus connu sous le nom de Cerro Pili, il s’agit d’un stratovolcan inactif situé à environ 80 km de San Pedro de Atacama sur le plateau de Puna de Atacama. Acamarachi est son nom ancestral, en langue Aymara il se traduit par « escargot de pierre ». Son nom résulterait de sa morphologie, des deux bosses émergeant à chaque extrémité de son cratère. Ce dernier abrite le troisième plus haut lac au monde. À l’époque Inca, ce volcan faisait également partie du sanctuaire religieux où avait lieu les cérémonies sacrées. En son sommet, des restes d’objets en bois, des tissus, des mèches de cheveux et deux statues aux symboles incas furent découverts dans les années 1970. De nos jours, ces découvertes sont exposées au musée Gustavo Le Paige à San Pedro de Atacama. Entouré par le Salar de Pujsa, le volcan se reflète entre les colonies de flamants roses et les vigognes habitants la zone.

 

Volcan Zapaleri, 5619 m

Volcan Zapaleri

Le sommet du volcan Zapaleri se trouve à la triple frontière entre le Chili, l’Argentine et la Bolivie, dans les provinces respectives d’El Loa, de Jujuy et du Sud Lípez. Du côté chilien, le Zapaleri se trouve à proximité de la réserve nationale Los Flamencos. Accessible toute l’année, son ascension est préférable au printemps, lorsque le climat est plus stable et que les températures sont moins extrêmes. Peu fréquenté, le volcan est assez difficile d’accès. Pour ceux qui s’y aventurent, il faut compter environ 6-7 heures pour atteindre son sommet. Aucune éruption volcanique ne lui est détectée depuis plus de 10 000 années, le Zapaleri est donc un volcan considéré comme éteint.

 

Volcan Miscanti, 5622 m

Volcan Miscanti

Connu sous le nom de « gardien des lacs » andins, le volcan Miscanti se reflète dans un lac homonyme d’un bleu profond et dont la forme s’apparente à celle d’un cœur. Éteint, ce stratovolcan se trouve à une centaine de kilomètres au sud-est de San Pedro de Atacama au cœur de la réserve nationale Los Flamencos, gérée par la communauté indigène de Socaire. Cette réserve accueille d’importants sites archéologiques dont on observe aux pieds du volcan des constructions témoignant d’une occupation humaine datant de 4000 à 3000 ans avant J.C. Il s’agit d’une quarantaine de constructions circulaires en pierre, de quelques éléments de poteries et également quelques pointes de flèche.

 

Volcan Miñiques, 5910 m

Volcan Miniques

Comme son voisin le volcan Miscanti, le stratovolcan Miñiques se reflète dans les eaux du lac homonyme. Son sommet est composé d’un total de trois cratères. Éteint, il fait partie de l’attraction touristique principale de la région lorsque l’on va à la rencontre des lagunes de l’Altiplano. Depuis le village de Socaire, il est possible de l’apercevoir depuis l’église qui a été bâtie face à lui. Il y a 13 000 ans, une importante éruption du volcan Miñiques a séparé par son impressionnante coulée de lave les lagunes Miscanti et Miñiques. Avant cela, les deux lagunes formaient ensemble un seul et unique lac. En son sommet et sur ses flancs ont également été retrouvé des vestiges de constructions en pierres.

 

Groupe volcanique El Tatio

Groupe volcanique El Tatio

El Tatio est une célèbre zone géothermale d’environ 10 km² situé sur l’Altiplano chilien à 4280 mètres d’altitude. Elle est dominée par la présence d’un groupe volcanique important nommé El Tatio et composé en partie des stratovolcans suivants : le volcan Tatio (5314 m), le volcan Linzor (5680 m), le Cerro Deslinde (5651 m), le Cerro El Volcán (5560 m), la Cordillère del Tatio (5280-5570 m). Situé à environ 90 km au nord de la ville de San Pedro de Atacama, son nom vient de la langue kunza « tata iu » qui se traduit par « le grand-père qui pleure ». En effet, aux pieds de ces volcans s’animent près de 80 geysers actifs, soit presque 8% des geysers existants dans le monde. El Tatio est le plus grand site de geysers de l’hémisphère sud et le plus haut site géothermale au monde.

 

Volcan Putana, 5890 m

Volcan Putana

Situé à la frontière entre le Chili et la Bolivie, le Putana se trouve respectivement dans les provinces d’El Loa et de Sud Lipez. Ce stratovolcan est également connu sous le nom de volcan Jorgencal ou encore de volcan Machuca. Il se trouve au nord du volcan Sairecabur. Actif, deux éruptions volcaniques lui sont reconnues historiquement, dont la dernière daterait de 1810. Des fumerolles très actives et visibles de loin s’échappent en continu de son cratère.

 

Volcan Juriques, 5704 m

Volcan Juriques

Au coeur du désert d’Atacama à la frontière entre le Chili et la Bolivie, le volcan Juriques est voisin du volcan Licancabur et il se trouve également à proximité de la Laguna verde. Aux côtés de la montagne Kimal, les volcans Juriques et Licancabur font partie d’une histoire de triangle amoureux. Tous deux éperdument amoureux de Kimal, celle-ci aurait choisi entre les deux frères d’ouvrir son cœur à Licancabur. Dans un acte de désolation, Juriques aurait tenté de quitter de force Kimal des bras de son frère qui, pour défendre sa bien aimé, aurait décapité Juriques. Ce pourquoi en langue Kunza, Juriques se traduit par « sans-tête ». Son ascension, considérée de moyenne difficulté, s’effectue sur le flanc ouest du volcan. Il faut compter environ 4-5 heures de montée pour environ 2 heures de descente. Le dénivelé total est proche de 800 mètres et le départ commence à 4500 mètres d’altitude. Son cratère quant à lui mesure près d’1,5 kilomètre de diamètre. Du côté bolivien, le Juriques appartient à la réserve nationale de faune andine Eduardo Abaroa, où cohabitent à ses pieds près de 80 espèces d’oiseaux dont les flamants chiliens, les flamants de James ou encore les flamants andins.

 

 

LA RÉGION D’ATACAMA

Nevado Ojos del Salado, 6893 m

Volcan Ojos del Salado
Du haut de ses 6893 mètres d’altitude, le volcan Ojos del Salado bat plusieurs records. Il est à la fois le plus haut volcan actif du monde mais il est également le plus haut sommet du Chili et le second plus haut sommet des Amériques après le volcan argentin Aconcagua (6962 mètres). Un de ses cinq cratères abrite l’une des étendues d’eau la plus haute au monde, mesurant près de 100 mètres de diamètre. Son second cratère des plus élevés présente une activité fumerollienne. Situé à 180 kilomètres au nord-est de la ville de Copiapó, son nom « Nevado » se traduit par « enneigé » et désigne que le volcan est couvert de neige éternelle. À ses pieds prend source le río Salado, la rivière salée. Afin de réussir son ascension, l’été austral est la période de l’année la plus favorable, soit du mois de novembre à mars compris. Pour s’y rendre, l’on traverse de magnifiques paysages de lacs et lagunes d’altitude du parc national Nevado tres Cruces. Son accès se fait via le refuge Atacama situé à 5300 mètres ou bien le refuge Tejos situé à 5833 mètres d’altitude. Ces refuges peuvent être rejoint en véhicule. Le sentier en lui-même présente peu de difficulté technique mais la difficulté réside à travers la présence de forts vents et l’altitude de la marche.

 

Volcan Copiapó, 6052 m

Volcan Copiapo
Connu sous le nom de « Cerro de Azufre », le stratovolcan Copiapó est un volcan éteint. La présence d’un total de huit cônes « parasites » laisse à penser qu’il fut auparavant très actif, ces cônes résultant d’une intense activité du cratère principal. Le Copiapó appartient en partie au parc national Nevado Tres Cruces. Son ascension est un classique chez les alpinistes chevronnés. En son sommet furent découverts en 1991 une statuette inca en or laminé, et autres vestiges de la culture inca tels que des restes d’os et cheveux humains, de feuilles de coca et diverses figures d’offrandes. Copiapó faisait alors lui aussi partie des volcans sacrés de la culture inca.

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